P.-A. Perritaz (PS), F. Miche (PS)
Développement du postulat
La mobilité est au cœur des préoccupations quotidiennes de la population et constitue l'un des leviers majeurs d'une politique communale moderne, équitable et durable. Elle conditionne l'accès au travail, à la formation, aux commerces, aux loisirs et aux services publics. Elle a également un impact direct sur la santé, la sécurité, l'environnement et la cohésion sociale. À ce titre, la politique de mobilité ne peut être abordée de manière fragmentée ou uniquement réactive.
Notre commune est aujourd'hui confrontée à des défis majeurs: augmentation du trafic, saturation de certains axes, insécurité routière, conflits d'usage entre les différents modes de déplacement, difficultés d'accessibilité pour les personnes âgées ou à mobilité réduite, ainsi que la nécessité impérative de réduire les nuisances et les émissions polluantes. Ces enjeux exigent une vision claire, ambitieuse et cohérente, portée politiquement et construite dans la durée.
Dans ce contexte, le présent postulat demande à l'Exécutif d'étudier la création d'une commission du Conseil communal de la mobilité comportant également des membres du Conseil général, ou de compléter la commission de la mobilité douce déjà existante avec des membres du Conseil général, afin de permettre au Conseil général d'accompagner plus étroitement la politique de mobilité menée par la Ville.
Une telle commission permettrait au Conseil communal de jouer pleinement son rôle stratégique et décisionnel et au Conseil général son rôle de suivi et d'autorité budgétaire dans un domaine qui engage fortement l'avenir du territoire. A ce jour, les Conseillers généraux ne font que d'examiner des budgets du Service de la mobilité et les budgets en lien avec l'achat de véhicules communaux sans pouvoir en débattre sereinement.
Cette commission aurait notamment pour missions, par exemple:
a) Analyser les politiques et les pratiques actuelles en matière de mobilité, et anticiper les besoins futurs de la population.
b) Proposer des orientations visant à renforcer la sécurité, à améliorer la fluidité du trafic et à promouvoir des modes de déplacement durables et accessibles à tou·te·s.
c) Défendre une approche multimodale équilibrée, intégrant les transports publics, la mobilité douce, le trafic individuel motorisé et les nouvelles formes de mobilité, sans opposer les usagers entre eux.
d) Préaviser les achats et le renouvellement des véhicules communaux, en veillant à la cohérence avec les objectifs climatiques, budgétaires et opérationnels de la commune.
e) Préaviser les projets de modification des carrefours, des routes et des infrastructures de circulation, afin de garantir des aménagements sûrs, lisibles et adaptés aux réalités locales.
La mise en place d'une telle commission ou de l'intégration de conseillers généraux dans la commission de la mobilité douce renforcerait la transparence des décisions du Conseil communales en matière de mobilité. Elle offrirait un espace de débat politique constructif, permettant d'intégrer les attentes du Conseil général, de la population, les préoccupations des quartiers et les enjeux environnementaux, tout en assurant une vision d'ensemble.
Il est important de souligner que cette commission n'aurait pas vocation à se substituer aux commissions existantes ni aux compétences de l'Exécutif, mais bien à les compléter utilement, en apportant une expertise politique et un regard transversal sur les questions de mobilité.
Au vu de ce qui précède, les postulants invitent l'Exécutif à étudier la création d'une commission du Conseil communal de la mobilité ou de compléter la commission de la mobilité douce déjà existante avec des membres du Conseil général, convaincus qu'il s'agit d'un pas nécessaire pour une politique de mobilité plus transparente et résolument tournée vers l'avenir.