Question n° 40 (2026-2031) - Eclairage public et la réduction de la pollution lumineuse, notamment durant la période des Perséides

G. Kubski (PS) 

Question

Alors que nombre d’enfants sont de plus en plus tentés de regarder les sources lumineuses émanant d’écrans, nous bénéficions d’un écran céleste tout autant lumineux que si peu regardent. Regarder le ciel est pourtant fascinant, en particulier durant la période des Perséides, la pluie d'étoiles filantes visible chaque été, lorsque la Terre traverse les débris de la comète Swift-Tuttle. Pourtant, les enfants de la ville n’ont pas la chance des enfants de la campagne lorsqu'ils regardent le ciel, en raison de la pollution lumineuse, très présente en milieu urbain. Entre 1990 et 2010, les émissions lumineuses en Suisse ont connu une augmentation d'environ 70%. Cette augmentation se poursuit aujourd'hui, même si les effets négatifs de cette pollution lumineuse sur l’être humain et l'environnement deviennent de plus en plus apparents et sont prouvés par nombre d’études scientifiques.

Je me permets ainsi de poser les questions suivantes :

-     Est-ce que la Ville entend mener des actions de réduction partielle ou d’extinction totale de son éclairage public, en particulier durant la période des Perséides lors des prochaines années, comme le fait Genève avec son action "La nuit est belle"?
-     Dispose-t-on de statistiques sur l’évolution de l’éclairage public sur ces 5, 10 ou 20 dernières années sur le territoire communal?
-     Y a-t-il un plan d’action pour réduire à terme la pollution lumineuse sur le plan communal, notamment sur l’exemple de l’opération "Trame noire" à Genève, et avec quel objectif?

Afin que les enfants se remettent à préférer de regarder vers le haut, plutôt que vers le bas, avec qui plus est des économies à la clef et un bienfait pour l’environnement, il serait opportun que la Ville agisse contre les sombres conséquences de la pollution lumineuse.

 

Autres questions du conseil général