I. Truong (CG)
Question
Lors de la manifestation des 12 Heures de l’Auge, à Fribourg, le funiculaire n’était pas en mesure de circuler et les lignes de bus desservant le secteur étaient également interrompues ou déviées. Cette situation a pu engendrer des difficultés importantes pour les personnes à mobilité réduite, pour les personnes âgées, ainsi que pour toutes celles qui dépendent de ces moyens de transport pour leur déplacement.
- Le Conseil communal peut-il indiquer si des mesures de remplacement ou des solutions de transport adaptées sont prévues lors de telles manifestations entraînant l’interruption ou la déviation des transports publics dans une zone ou quartier?
- Dans la négative, le Conseil communal envisage-t-il de mettre en place à l’avenir des alternatives spécifiques afin de garantir l’accessibilité et la mobilité des personnes à mobilité réduite lors de tels événements?
Réponse du Conseil communal
Dans le cadre de l’événement des 12 Heures de l’Auge et dans le cadre de l’autorisation qui a été accordée, un concept de circulation a été mis en place. Puisque le pont de Saint-Jean était fermé, avec la fermeture du pont du Milieu, ça isolait évidemment la Planche-Supérieure, etc. Dans ce concept de circulation, la borne de Lorette a été exceptionnellement abaissée pendant toute la journée des 12 Heures de l’Auge, afin de garder le quartier accessible pour les habitants·es, pour les feux bleus, pour les convois de la prison centrale, etc. Le fait que le funiculaire soit tombé en panne et qu'il n’ait pas pu être exploitable pendant ce week-end-là est un très malheureux concours de circonstances. Il devait être fonctionnel. L’organisation des 12 Heures de l’Auge avait prévu un "tuk-tuk" qui devait ensuite amener les gens jusqu’au funiculaire pour qu’ils puissent ensuite l’emprunter et qu’ils n’aient pas besoin de se promener à travers la foule pour rejoindre le funiculaire.
Malheureusement, on a appris la veille, le vendredi, qu’il y avait un problème technique au funiculaire. On a décidé de privilégier la sécurité, vu qu’il y avait un problème sur la crémaillère, de le fermer plutôt que de le maintenir et de prendre le risque d’un accident. Plusieurs solutions ont été envisagées. La première, c’était de faire une boucle avec une navette 8 places, qui aurait fait ce qui est interdit de faire aux automobilistes, soit descendre la rue de la Grand-Fontaine, remonter la route Neuve, poser à la gare, ensuite reprendre la rue Saint-Pierre, la route des Alpes, la rue de la Grand-Fontaine, etc., mais ça impliquait d’avoir des traversées régulières du parcours des 12 Heures de l’Auge et de mettre un peu tous les participants·es en danger à chaque fois que la navette passait. Une autre solution envisagée a été de mettre en place une navette qui aurait fait des allers-retours depuis les places de parc des bâtiments qui s’appellent Pertuis, de l’espace Pertuis, jusqu’à la gare. Toutefois, il y avait des problèmes de rebroussement de ces navettes.
Au final, aucune mesure n’a pu être mise en place sur le moment même et les TPF ont généreusement offert des bouteilles d’eau à toutes les personnes qui empruntaient les escaliers du funiculaire à leur arrivée en haut. Donc voilà, c’est la seule chose que l’on a pu mettre en place pour pallier effectivement ce défaut, mais les mesures à la base étaient prévues et il y a vraiment eu cet incident avec le funiculaire qui était malheureux, mais c’est la sécurité qui a primé.