Le Conseil général s’est d’abord penché sur la révision d’un règlement. Son thème? L’impôt sur les jeux d’adresse et les appareils automatiques de distribution (message n° 61). Suite à une adaptation de la législation cantonale, le Conseil communal avait souhaité revoir le règlement dans son ensemble.
Au nom de l’Exécutif, Pierre-Olivier Nobs (Centre Gauche) a précisé que la révision permet de «s’assurer de la sécurité juridique» pour les exploitants·es concernés·es et de «maintenir une application claire et cohérente des taxes communales».
Marine Jordan (PS), présidente de la Commission financière, a rappelé que cette dernière a préavisé favorablement l’adoption du règlement.
Jean-Pierre Wolhauser (PLR) s’est lui étonné que «le Conseil communal ait mis plus de cinq ans» pour l’élaborer. José Uldry (UDC) a salué la «diminution, voire la suppression» de certaines taxes. Pour sa part, Maurice Page (Centre Gauche) a remarqué que les dispositions ne sont, «certes, pas un bouquet», mais tout de même «une petite fleur» faite aux commerçants·es. S’exprimant pour le groupe Le Centre/PVL, Isabelle Sob a estimé que «la révision est compréhensible», mais a déploré «l’absence d’une analyse plus complète».
Tout en annonçant l’accord du PS, Samuel Jordan a précisé que le parti reste attentif «aux enjeux sociaux liés aux jeux d’argent». Pour Gilles Bourgarel et les Vert·e·s, «l’absence totale de marge de manoeuvre» est regrettable et l’adaptation est appuyée «sans enthousiasme».
Après des discussions sur des amendements, l’arrêté a été accepté par 69 voix contre 1, sans abstention. Deuxième plat au menu de cette 41e séance ordinaire de la législature 2021-2026, et non des moindres: son bilan. Avant le lancement de la discussion, le syndic, Thierry Steiert (PS), a tiré «un bilan positif» de la législature, «marquée par de nombreuses réalisations». Il a rappelé ce qu’écrivait le Conseil communal en 2021: «Le but du programme de législature est de faire de la ville de Fribourg un lieu attractif et à la qualité de vie élevée, dont les habitants·es pourront se montrer encore plus fiers·es». Selon lui, «ce but est atteint».
Premier à s’exprimer au nom de son groupe, Pascal Wicht (UDC) n’a pas attribué de 10 sur 10 à l’exécutif, «loin s’en faut». Pour sa part, Valentine Mauron (Vert·e·s) constate que «la forme est plus soignée et plus synthétique qu’auparavant», tout en constatant que «le rapport se limite surtout à énumérer ce qui a été lancé ou adopté, sans analyser réellement les écarts, les retards, les obstacles rencontrés». Maurice Page (Centre Gauche) a ajouté: «Voir ce qui n’a pas fonctionné, et aussi pourquoi ça n’a pas fonctionné, est tout aussi important que de dire ce qui a bien fonctionné.» De son côté, Claudio Rugo (PA) a constaté, entre autres, que la Ville «invente un nouveau quartier, Torry-Est, alors qu’elle n’a pas les moyens d’investir.»
Relayant le rapport de sa consoeur Sophie Delaloye (PS), Marine Jordan a estimé que si «la législature 2016-2021 avait impulsé un mouvement, celle qui s’achève l’a structuré, approfondi et ancré dans la durée.»
Par la voix de Véronique Grady, le groupe PLR dresse ce constat : «Le menu était pantagruélique. Toutefois, au moment de l’addition, notre appétit reste peu assouvi.»
Alors que sa collègue du groupe Le Centre/PVL Caroline Revaz souligne «un déni financier absolu» dans le document, Jean-Thomas Vacher, qui remercie au passage «l’entier du personnel de la Commune», se fend d’une demande: «Lors d’un prochain bilan de législature, nous vous prions de présenter vos résultats de façon plus critique.»
Le mot de la fin est revenu au syndic, lequel a relevé que les discussions sur de tels bilans sont «toujours empreintes d’exagérations, des deux côtés» et que «la vérité se trouve souvent au milieu».
Retrouvez les documents débattus lors de cette séance et le procès-verbal ici.