I. Mosoba (PS), S. Delaloye (PS), D. Cardoso de Matos-Berger (PS)
Question
Je m’excuse d’ores et déjà pour la longueur de mon intervention. S. Delaloye, D. Cardoso de Matos-Berger et moi-même déclarons nos liens d’intérêt, nous sommes habitantes du quartier du Schönberg.
En hiver 2024, les parents des élèves ont appris avec surprise la possible suppression de l’arrêt de bus Stadtberg au Schoenberg aux heures des sorties des classes pour la rentrée d’hiver 2025. Grâce à la mobilisation populaire, cette mesure a finalement été abandonnée. La problématique de fond demeure toutefois inchangée: les conditions actuelles ne permettent pas de garantir pleinement la sécurité des enfants aux abords de cet arrêt.
Il apparaît dès lors nécessaire de trouver rapidement une solution durable, sans pour autant remettre en question l’offre en matière de transports publics. Dans sa réponse à la question n° 296 (2021-2026), le Conseil communal indiquait avoir testé plusieurs mesures en collaboration avec le Canton, la Police cantonale, les TPF et le travailleur en milieu scolaire. Constatant que celles-ci n’étaient pas concluantes, aucune nouvelle mesure n’a, à ce jour, été envisagée. Pourtant, ne rien entreprendre revient à maintenir une situation à risque pour les enfants.
Face à ce constat, l’association REPER s’est proposée de tester à la rentrée 2026, durant un mois, un dispositif d’accompagnement assuré par des jeunes afin de contribuer à sécuriser l’arrêt aux heures sensibles.
Nous posons dès lors les questions suivantes:
1) Quelles mesures concrètes la Ville a-t-elle mises en œuvre depuis l’apparition de cette problématique?
2) La Ville collabore-t-elle avec REPER dans ce projet? Dans la négative, est-elle disposée à renforcer son action en s’appuyant sur d’autres organismes et/ou acteurs·rices de terrain, y compris hors du cadre institutionnel?
3) Le sous-conseil des parents indique avoir formulé plusieurs propositions qui auraient été écartées par la direction de l’école de la Villa Thérèse, sans qu’un échange avec la Commune n’ait eu lieu. La Ville confirme-t-elle qu’aucune rencontre n’a été organisée avec le sous-conseil des parents au cours des quatre dernières années? Est-elle prête à réunir les différentes parties autour d’une table afin d’examiner les propositions formulées? Si non, pour quels motifs?
4) Dans sa réponse à une question parlementaire relative à la situation de l’arrêt de bus du Schoenberg, le Conseil d’État a indiqué être disposé à accompagner la Ville dans la recherche de solutions, notamment en étudiant un éventuel élargissement de l’arrêt. La Ville entend-elle saisir cette opportunité? Si oui, quelles démarches compte-t-elle entreprendre avec le Canton pour faire avancer ce dossier?
5) Si un élargissement du trottoir ou de l’arrêt ne peut être envisagé, quelles en sont les raisons? Quelles autres mesures la Ville prévoit-elle de mettre en œuvre pour garantir durablement la sécurité des élèves?
En fonction des réponses apportées, les dépositaires se réservent le droit de déposer un postulat.