Animaux

Animal perdu

Lorsque vous cherchez un animal perdu, vous avez de bonnes chances de le retrouver sur le site du Centre suisse d'appels pour animaux perdus STMZ.

La Police locale conseille aux propriétaires d'animaux domestiques de marquer leur animal au moyen d'une puce d'identification. Votre vétérinaire vous renseignera.

Animal trouvé

Tout animal trouvé doit légalement être annoncé auprès du Service cantonal des affaires vétérinaires ou du Centre suisse d'appels pour animaux perdus STMZ.

Le chien

La ville de Fribourg compte 880 chiens inscrits (données 2015).

Bases légales
  • La loi du 2 novembre 2006 sur la détention des chiens (LDCh; RSF 725.3)
  • Le règlement du 11 mars 2008 sur la détention des chiens (RDCh; RSF 725.31)
Historique

Au 1er janvier 2016, toutes les données concernant les chiens contenues dans la base de données ANIS ont été transférées dans la banque de données nationale AMICUS. Tous les chiens et leurs détenteurs ont été transférés automatiquement et n’ont donc aucune démarche à entreprendre. Dès le 1er janvier 2016:

  • Toute personne qui désire acquérir un chien doit s’annoncer à sa commune afin d’obtenir un numéro d’identité AMICUS. Ce numéro permettra au propriétaire de chien de s’identifier auprès de son vétérinaire et auprès d’AMICUS pour toute procédure concernant son chien. Une fois l’identité AMICUS obtenue, il n’est plus nécessaire de s’annoncer auprès de sa commune.
  • Tout chien doit être identifié au moyen d’une puce électronique au plus tard trois mois après sa naissance et dans tous les cas avant d’être cédé par le détenteur chez qui il est né (art. 16 al. 1 LDCH). L’identification du chien doit être faite par un vétérinaire (art. 3 RDCh).
  • Les chiens sont enregistrés par les vétérinaires dans la banque de données AMICUS (Identitas AG, Stauffacherstrasse 130A, 3014 Bern, tél. 0848 777 100, info [at] amicus [.] ch) qui sert également de registre fiscal en vue de la perception de l’impôt cantonal et communal sur les chiens (art. 17 LDCh; art. 4 RDCh).
  • Le détenteur habituel du chien a l'obligation d'annoncer à la banque de données AMICUS, dans les quinze jours, tout changement d’adresse ainsi que la mort de l’animal (art. 6 al. 1 RDCh).
Redevances

Tout détenteur de chien domicilié dans le canton de Fribourg est soumis à un impôt cantonal d'un montant de CHF 100.- par chien, auquel est ajouté un montant de CHF 5.- comprenant un émolument administratif et la contribution à l’assurance responsabilité civile collective. L'impôt communal se monte à CHF 120.-.

Règles à observer

Selon la loi cantonale sur la détention des chiens du 1er juillet 2007, les propriétaires de chiens ont les devoirs suivants:

  • Ils doivent éduquer leur chien de façon à assurer la protection des personnes des animaux et des choses;
  • Ils doivent suivre des cours de formation (nouveaux propriétaires);
  • Ils doivent toujours avoir leur chien sous contrôle;
  • Ils doivent ramasser les déjections de leur chien, y compris dans les zones vertes ou boisées;
  • Ils doivent sociabiliser leur chien en le laissant s’ébattre en toute liberté.

La Ville de Fribourg n’a pas souhaité délimiter des espaces interdits aux chiens ou des zones dans lesquelles ils doivent être tenus en laisse. Elle émet cependant les recommandations suivantes:

  • Les chiens ne sont pas les bienvenus dans les cours d’école, sur les terrains ou places de jeux;
  • Les chiens doivent toujours être tenus en laisse à l’approche d’autres personnes;
  • Les propriétaires de chiens sont seuls amenés à autoriser une personne étrangère à toucher leur animal.

Des contrôles seront régulièrement effectués par la Police locale afin de veiller au bon respect de ces règles.

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Liens
Le chat domestique et le chat haret

Le chat haret est un chat domestique retourné à l'état sauvage. La ville de Fribourg abrite quelques chats retournés à l'état sauvage et entretenus par des particuliers. Ces chats sont castrés et remis en liberté. Ils sont ensuite sporadiquement nourris par quelques habitants bienveillants. Cette pratique peut toutefois engendrer des problèmes, notamment lorsque les chats s'invitent chez les particuliers ou lorsqu'ils s'attaquent à la faune locale.

N'ayant actuellement pas relevé de problèmes liés à cette situation, la Police locale n'entend pas réagir devant les chats domestiques laissés libres ou les chats harets. Le risque de confusion entre un chat domestique et un chat haret étant élevé, toute élimination serait risquée. 

Vous avez trouvé un chat?

Par nature, le chat est curieux et vagabond. Il retrouve en général toujours son chemin, donc ne l'enfermez pas. Si vous avez l'impression qu'il a faim ou est abandonné, donnez-lui éventuellement à manger, mais attendez au moins une journée avant de prendre des mesures. 

Le refuge de la SPA du Maupas à Font pourra vous renseigner au numéro 026 663 33 75.

Le corbeau freux

Le corbeau freux est présent en Suisse depuis 1963. Il a depuis connu un certain essor et se trouve bien présent dans le canton de Fribourg. En ville, il niche dans le quartier de Beaumont, au chemin Monséjour et dans le quartier du Jura.

Le corbeau freux vit en colonie, recherchant les grands arbres en lisière de forêt, dans les haies ou les rangées d'arbres. Il n'hésite ainsi pas à s'établir dans les parcs des villes offrant de grands arbres. Il se fait en général remarquer dès le mois de février, lors de la construction des nids et des nombreux ébats entre les couples de la colonie. Omnivore, il se nourrit de vers, insectes et petits mammifères.

Le corbeau freux est chassable en Suisse depuis 2012. Dans le canton de Fribourg, il n'est chassable que du 1er septembre au 15 février. Il s'ensuit une période de protection durant la nidification.

Moyens de lutte

La police locale ne bénéfice actuellement pas de l'autorisation de tir nécessaire pour le corbeau freux et n'entend pas en faire la demande. Des tirs sur des colonies se révèlent peu concluant.

Là où les colonies sont importantes, les moyens les plus efficaces sont les suivants:

  • Coupe de bois éliminant les branches porteuses;
  • Maintien des haies et des arbres de petites tailles;
  • Destruction des nids avant ou après la ponte, au moyen de nacelles;
  • Effarouchement des oiseaux avec des moyens sonores ou lumineux.

Aucune intervention n'est autorisée durant la nidification. Il est strictement interdit de tirer sur les oiseaux ou les nids, avec quelque moyen que ce soit.

Dans le cadre des démarches d'effarouchement, la police locale peut conseiller les personnes dérangées et coordonner certaines applications. Il s'agit toutefois de démarches longues qui nécessitent l'intervention régulière des personnes concernées. Nous vous prions de prendre contact avec la Police locale pour annoncer votre intérêt. 

L'abandon des colonies n'est toutefois pas garanti et l'effarouchement régulier pourrait également provoquer des plaintes du voisinage pour les bruits provoqués. 

Tout comme pour le pigeon, certains habitants apprécient la présence du corbeau freux dans leur ville.

Le pigeon

Les pigeons de nos villes sont les descendants du pigeon biset qui a été domestiqué par l'homme pour sa chair. 

Certains individus ayant retrouvé leur liberté, le pigeon s'est acclimaté aux milieux urbains et s'est très vite adapté à l'offre de nourriture que la ville lui offrait. Granivore, il a profité de l'opportunité que lui offraient les nombreux déchets délaissés par notre société. 

Recherchant des sites abrités et ne dédaignant pas les milieux fermés (galetas, combles), le pigeon a trouvé dans les constructions humaines des conditions idéales pour sa reproduction. Dans de bonnes conditions, il a la capacité de se reproduire durant toute l'année.

Il y aurait entre 20'000 et 40'000 couples de pigeons en Suisse (données 2004 de la Station ornithologique suisse de Sempach).

Problèmes liés à une population trop importante de pigeons

Les emplacements privilégiés par les pigeons connaissent très rapidement des problèmes liés aux quantités importantes de fientes. Contrairement aux autres oiseaux qui fréquentent les milieux naturels et dont les fientes se dégradent naturellement au fil du temps, les pigeons des villes fréquentent des milieux bâtis, à l'abri des intempéries. Leurs déjections forment donc très rapidement des amoncellements de fientes. 

Ces amas d'excréments représentent plusieurs problèmes: 

  • L'aspect visuel du bâti est détérioré;
  • Les structures sont détériorées par l'acidité contenue dans les fientes;
  • Des germes et bactéries peuvent subsister. 

Hormis les inconvénients liés à l'aspect visuel, le risque pour la santé n'est pas négligeable, surtout pour les personnes à risque telles que les personnes âgées ou déjà malades. 

Les fientes peuvent contenir en effet des quantités non-négligeable de bactéries telles que:

  • L'ornithose dont la transmission se fait par voie respiratoire;
  • La salmonellose dont la transmission se fait par ingestion de matières souillées. 
La situation à Fribourg

Le contexte historique de la ville, avec ses nombreux anciens bâtiments, offre une large possibilité de nidification aux pigeons. L'apport de nourriture est favorisé par la présence de nombreux parcs et lieux de récréations occupés par la population.

La Ville de Fribourg tente depuis de nombreuse année de vivre en harmonie avec le pigeon. Elle utilise un local de la Tour Henri comme pigeonnier. Situé à une trentaine de mètre de hauteur et totalement à l'écart des dérangements, il permet à une vingtaine de couple de se reproduire annuellement. Un contrôle régulier est effectué pour vérifier l'état sanitaire des pigeons et les œufs sont éventuellement piqués pour limiter le nombre de naissance. 

Au centre-ville, l'assainissement de nombreux bâtiment a permis une nette diminution des pigeons. Ceux-ci profitaient des nombreuses caches qu'offraient les bâtiments vétustes de l'avenue de la Gare. Actuellement, le centre-ville connait une stagnation de la population dénombrée en une centaine d'individus. 

Dans le quartier du Bourg, l'offre en niches et cavités reste toujours importante dans ces bâtiments protégés. Les propriétaires tentent de lutter contre la présence des pigeons par la pose de filets. Cette pratique n'est toutefois pas aisée, les bâtiments étant souvent rapprochés et appartenant à des propriétaires différents. La Ville de Fribourg, par le biais de la Police locale, agit parfois en faisant le lien entre les propriétaires afin d'assainir un secteur.

Le quartier de Pérolles est actuellement un secteur offrant peu de possibilités de nidification, mais la présence d'un grand parc et le nourrissage partiel par certains habitants incitent les pigeons à fréquenter cette zone en journée.

Le Schoenberg abrite une population de pigeons fréquentant le centre du quartier, surtout pour se nourrir. Certains individus profitent des balcons et encadrements de fenêtre pour y passer la nuit. Il ne s'agit toutefois pas de nicheurs.

Les quartiers de l'Auge et de la Neuveville connaissent une certaine population de pigeons qui ne se font remarquer que lors de la fréquentation de la piscine de la Motta, durant la belle saison. Etonnamment, peu de plaintes sont reçues pour des problèmes de nidifications.

Le quartier de Beauregard connaît quelques problèmes de pigeons liés aux possibilités de nidification dans de vieilles bâtisses et par quelques actes de nourrissage perpétrés dans les parcs du secteur. 

Le quartier du Jura ne rencontre actuellement aucun problème. 

En résumé, depuis la fin des nourrissages intensifs par quelques habitants récalcitrants, l'état sanitaire des pigeons s'est nettement amélioré et sa population est devenue stable. La Police locale, habilitée pour l'élimination des pigeons, effectue un contrôle permanent de la situation. Elle ne réagit que ponctuellement pour des endroits précis, très souvent sur plainte d'un habitant.

Lutte contre la présence des pigeons

La Ville de Fribourg n'entend pas éliminer totalement les pigeons de son territoire. Elle ne réagit que ponctuellement, sur plainte de certains habitants confrontés à des situations particulières. La Police locale maintient toutefois un contrôle régulier de la population de pigeons. Elle a pour but de maintenir une population saine et acceptable.

Il existe différents moyens de lutte contre la présence des pigeons:

Pose de filets de protection empêchant l'accès

  • Très efficaces pour protéger une cour, un monument. Ils recouvrent toute la surface à protéger s'ils sont bien posés.
  • Avantages: les pigeons n'ont plus aucun accès à la surface.
  • Inconvénients: plusieurs propriétaires peuvent être touchés et doivent être prêts à investir dans ce système. Le filet peut s'endommager avec le temps et un mauvais entretien.

Pose de pics dissuasifs (spikes)

  • Ils s'appliquent sur toutes les surfaces à protéger telles que frontons, corniches, rebords de fenêtres, monuments, gouttières, etc.
  • Avantages: facilité de pose, discrétion.
  • Inconvénients: n'est efficace que pour l'emplacement précis.

Ultrasons anti-pigeons

  • Il s'agit d'appareil générant des sons légèrement audibles, de fréquences variables et d'intensité réglables.
  • Inconvénients: les animaux s'habituent très rapidement aux sons.

Répulsifs pour oiseaux

  • Il s'agit de sprays chimiques agissant sur les oiseaux.
  • Inconvénients: n'agit que sur le pigeon touché et n'empêche pas ses congénère de venir. Certains produits peuvent se révéler toxiques et néfastes pour d'autres animaux.

La Police locale procède à l'élimination des pigeons par tir au moyen d'une carabine lorsque la situation l'oblige ou par piégeage. Dans ce dernier cas, les pigeons sont relâchés à d'autres emplacements ou endormis si leur état sanitaire n'est pas optimal. 

Les empoisonnements sont strictement interdits, car ils se répercutent sur les éventuels prédateurs. Le pigeon, après avoir ingurgité le poison, meurt sans contrôle et ne peut donc être récupéré pour son élimination. Ces cadavres peuvent représenter des risques sanitaires pour d'autres animaux domestiques ou sauvages.

La fauconnerie fonctionnerait relativement bien contre les pigeons. Elle exige toutefois une présence régulière du fauconnier et de son faucon. Le faucon pèlerin, hôte naturel de notre ville, est un prédateur du pigeon. Sa présence maintient un certain stress sur les pigeons.