Service du feu – Sapeurs-pompiers

Le Bataillon des sapeurs-pompiers de la Ville de Fribourg est un corps de milice composé de près de 200 hommes et femmes, qui intervient sur le territoire de la Ville de Fribourg, ainsi que sur les communes conventionnées de Givisiez, Marly, Villarsel-sur-Marly et Pierrafortscha. Il a aussi un rôle de centre de renfort (CR) pour les communes du district de la Sarine et dans le canton de Fribourg en fonction de l'incident.

Le Bataillon de sapeurs-pompiers de la Ville de Fribourg assure le service de défense contre l'incendie. Il intervient aussi en cas d'accidents chimiques ou d’hydrocarbures, ou pour des accidents routiers ou ferroviaires. Il lutte contre les inondations, les glissements de terrain et les chutes d'arbres. Il est également formé et équipé pour aider les ambulanciers et pour accéder dans les terrains difficiles. Il peut être chargé de services spéciaux, comme la garde et la surveillance lors de grandes manifestations publiques. Chaque année, le Bataillon recrute de nouveaux volontaires sur inscription.

«Sauver, tenir, éteindre» est la devise officielle du Bataillon des sapeurs-pompiers de la Ville de Fribourg.

Logo du bataillon de Fribourg

Elle est complétée par la devise «Force et honneur». 

Contact

Bataillon des sapeurs-pompiers de la Ville de Fribourg
Secrétariat
Route de l'Aurore 4
1700 Fribourg
026 351 78 00
secretariat-pompiers [at] ville-fr [.] ch

Quand faut-il appeler le 118?

Dans n’importe quelle situation de crise, il faut d’abord garder son sang-froid. Prendre les secondes nécessaires à se calmer, maîtriser sa respiration et éclaircir ses idées. Puis appeler du secours. En ce qui concerne les sapeurs-pompiers, il faut distinguer plusieurs types d’événement où l’alarme par le 118 est indispensable:

Feu | 118

Quelles que soient l’importance du feu et sa nature, il y a toujours lieu de faire appel au 118 pour alarmer les pompiers. Même s’il ne s’agit que d’un feu de cheminée, de broussailles, de voiture ou d’un début d’incendie. Si celui-ci est maîtrisé à l’arrivée des pompiers, tant mieux ! Mais dans le cas contraire, on regrettera amèrement les minutes durant lesquelles on aura lutté soi-même en vain avant de donner l’alarme…

Le Centre d’engagement et d’alarmes (CEA) de la police cantonale – qui dessert le 118 – veut alors savoir qui appelle et depuis où, où ça brûle et qu’est-ce qui brûle, puis il prend toutes les dispositions utiles en fonction de l’importance de l’événement.

Fuite d’hydrocarbures | 118

Un écoulement d’hydrocarbures est un incident potentiellement grave pour l’environnement, qui nécessite l’intervention rapide des sapeurs-pompiers. Ceux-ci doivent alors tout faire pour obturer la fuite et récupérer le produit nocif avant qu’il ne pollue les eaux souterraines ou les cours d’eau. Le risque élevé d’explosion ou d’inflammation de certaines substances justifie aussi des mesures urgentes de prévention et de protection. L’alarme au 118 s’impose donc dans tous ces cas.

Il en va de même des taches d’huile ou de mazout sur la chaussée, mais plus pour des raisons de sécurité routière que d’environnement : rendant le revêtement excessivement glissant, elles constituent un très grave danger notamment pour les véhicules deux-roues. Alarmés d’urgence, les pompiers répandront un produit absorbant qui délubrifie aussi la surface bitumineuse.

Rupture d’une conduite d’eau | 118

L’urgence de ce type d’intervention réside dans la fermeture de la vanne la plus proche, dans l’immeuble ou sur le réseau souterrain. Là aussi, il est recommandé d’appeler le 118, qui peut très rapidement atteindre la permanence SINEF SA, réseau d’eau et gaz (0800 0 74633) et au besoin celle des sapeurs-pompiers. Une fois l’alimentation d’eau coupée, les pompiers peuvent résorber l’inondation et SINEF organiser la réparation nécessaire sur le réseau public.

Fuite de gaz | 118

Une fuite de gaz constitue un réel danger d’explosion, puis d’incendie. Quiconque détecte ou suspecte l’odeur caractéristique du gaz à l’extérieur ou à l’intérieur d’un immeuble doit donc alarmer d’urgence les sapeurs-pompiers et SINEF SA par l’intermédiaire du 118, puis quitter les lieux sans provoquer d’étincelle (électricité, moteur, etc.) ni allumer de cigarette…

La tâche des sapeurs-pompiers consistera à prendre les mesures d’urgence et de sécurité adéquates : évacuation, périmètre de sûreté, éventuellement fermeture de vannes, ventilation, dispositif anti-incendie, etc. S’il s’agit de gaz naturel, il appartiendra à SINEF SA (permanence tél. 0800 0 74633) de fermer les vannes, opérer la réparation qui s’impose et rétablir ensuite l’alimentation.

Le gaz naturel, plus léger que l’air, peut être évacué par une bonne ventilation des locaux.

Par contre les gaz en bouteilles – propane, butane – sont plus lourds que l’air et, en cas de fuite, s’accumuleront dangereusement au sous-sol. D’où la stricte interdiction d’en conserver à l’intérieur des bâtiments !

Accident chimique | 118

La vie moderne a créé de nouveaux risques liés aux nombreux produits chimiques ou radioactifs que l’on côtoie souvent sans le savoir. Outre leurs dangers propres et même en petites quantités, ils peuvent réagir très nocivement au contact de l’eau, de l’air, du feu ou d’autres produits. Une erreur de manipulation ou un accident de transport peut donc avoir des conséquences catastrophiques, tant pour les personnes touchées que pour l’environnement. Par le 118, on alarme alors directement le Centre de renfort de Fribourg, dont le personnel est spécialement instruit et équipé pour ce type de sinistre particulièrement délicat.

Panne d’ascenseur | 118

L’urgence d’un dépannage d’ascenseur ne sera jamais contestée par les personnes qui s’y trouvent enfermées… Si, en principe, chaque installateur d’ascenseur dispose de son propre service de dépannage, il peut arriver que son délai d’intervention soit trop long. Le cas échéant, les sapeurs-pompiers sont également instruits et organisés pour ce genre de sauvetage.

Inondation | 118

Lors d’intempéries graves, les situations d’inondation sont généralement multiples et simultanées. Les sapeurs-pompiers doivent donc dégager des priorités d’intervention en fonction des risques courus et de leurs possibilités d’action. Souvent, on ne peut faire grand chose avant que les éléments se calment. Dans ces cas-là, le CEA de la police est généralement déjà très sollicité de toutes parts.

Lorsqu’une inondation provient du refoulement d’une canalisation bouchée, la tâche des pompiers se limite à évacuer l’eau vers l’extérieur, le débouchage de la canalisation étant en principe l’affaire d’une entreprise spécialisée.

Nids de guêpes / frelons et essaims d’abeilles

Phénomènes saisonniers et naturels, les nids de guêpes/frelons et essaims d’abeilles n’en sont pas moins gênants lorsqu’ils surviennent dans ou près d’un immeuble habité.

Ils sont enlevés puis détruits le soir, où la plupart des insectes sont rentrés. Il peut être très dangereux de toucher un nid de guêpes durant la journée, en raison de leur nombre et de leur agressivité naturelle.

Afin de procéder à l’enlèvement de ces nids de guêpes/frelons, des entreprises spécialisées dans ce domaine peuvent être contactées. Les sapeurs-pompiers n’interviennent pas pour ce genre de situation.

Qu’est-ce que ça coûte d’appeler les pompiers?

Rien s’il s’agit d’éléments naturels : la lutte contre le feu qui détruit, le vent qui arrache et l’eau qui envahit est en principe à la charge des communes.

Cependant, en cas d’inondation due à la rupture d’une conduite privée ou au refoulement d’une canalisation bouchée, l’intervention des sapeurs-pompiers est facturée au propriétaire. Celui-ci peut alors transmettre cette facture à son assurance dégâts d’eau.

Toutes les interventions concernant des hydrocarbures, des produits chimiques et radioactifs, des accidents de circulation et autres événements engageant la responsabilité d’un tiers lui sont facturées, selon le tarif de facturation des interventions arrêté par le Conseil communal.

Organisation

Le Bataillon est placé sous l'autorité du Conseil communal de la Ville de Fribourg et sous les ordres de son commandant. Au niveau administratif, il est rattaché au Service de la police locale et mobilité. Son effectif est d'environ 200 hommes et femmes, répartis en plusieurs subdivisions:

Etat-Major 
L'Etat-Major est composé de 7 membres: le commandant du Bataillon et son remplaçant, un quartier-maître, un responsable d'instruction, un chef des sections d'intervention et son remplaçant, ainsi que le commandant de la Compagnie de Marly. L'Etat-Major, sous les ordres du commandant du Bataillon, est l'organe de gestion et de décision du Bataillon.

Officiers
Le Bataillon est composé de 22 officiers.

Section d'intervention
La section d'intervention est constituée de 6 groupes d'intervention composés chacun de 14 à 16 membres. Chaque groupe d'intervention est subdivisé en trois sous-groupes (tiers):

​​> Tiers A et B qui sont disponibles 24h/24, ceci une semaine toutes les 6 semaines du jeudi 18h au jeudi suivant 18h;
> Tiers C qui intervient les nuits (18h-6h) et le week-end (de vendredi 18h à lundi 6h).

Chaque groupe d'intervention effectue un service de piquet une semaine toutes les 6 semaines. Les pompiers dans les tiers A et B doivent être en capacité d’intervenir en journée durant ce service de piquet. C'est pourquoi ils ont besoin de l'accord formel de leur employeur, qui devra les libérer en cas de nécessité. En effet, ils interviennent directement sur chaque appel au N°118 qui aboutit à la Centrale d’engagement et d’alarme (CEA) de la Police cantonale. 

Section logistique
Cette section comprend le Groupe Police, régulant le trafic et faisant le service d’ordre dans la zone de sinistre, et le Groupe Mesures cantonal, qui s’occupe d'analyser les produits de type nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC) auxquels peuvent être confrontés les pompiers ou la population

Intervention des pompiers dans le quartier de Pérolles

Histoire

Le feu a de tout temps préoccupé les hommes, non seulement parce qu’il était un moyen d’éclairage, de cuisson des aliments et de protection contre les bêtes sauvages, mais aussi parce qu’il représentait un danger d’incendie dans les villages et les cités organisées.


Premières mesures contre le feu

A Fribourg, des mesures de précaution contre le feu sont attestées au XIVe siècle. Un édit de 1365 prescrivait d'équiper, chaque année, une partie des maisons de murs coupe-feu dans les quartiers de l'Auge, du Bourg et des Hôpitaux. Une ordonnance du 16 août 1392, intitulée Contre le péril du feu, stipulait que les bannerets, chargés de la haute surveillance des quartiers et de la police du feu, devaient, entre autres tâches, visiter les hôtels et faire enlever tout ce qui offrait un danger d’incendie. Peu à peu, la pierre remplace le bois dans la ville basse. 

En 1411, d’autres mesures ont été prises, par exemple: des seaux étaient déposés devant chaque hôtel et sur leur terrasse ou toit; les rues étaient visitées deux fois par semaine. De fortes amendes et même le bannissement étaient prévus à l’égard de ceux qui enfreignaient les prescriptions. En 1413, pour diminuer les dangers d’incendie, les Conseils décidèrent d’accorder un subside en tuiles à tous ceux qui recouvriraient leurs toits avec ce matériau. Cette mesure devint générale de 1428 à 1438. En 1435, une ordonnance rappelait d'une façon plus détaillée les prescriptions de 1411; les contrevenants encouraient une amende.

En 1542, on vit figurer, pour la première fois, des dépenses pour hommes à cheval envoyés lorsqu’il y avait un feu à la campagne.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le Gouvernement de Fribourg adressa de fréquents mandats aux communes et baillages ordonnant de visiter annuellement les maisons, cheminées, fours, etc. En 1735, ordre était donné aux boulangers de la ville d’allumer leurs feux avec une lanterne et des surveillants du feu étaient désignés dans chaque quartier.Diverses ordonnances de police relatives à la prévention de l’incendie et à la lutte contre le feu furent publiées par les Conseils et la Municipalité de Fribourg de 1790 à 1860. A cette époque, il y avait des dépôts ou hangars avec pompes à feu dans chaque quartier de la ville (Bourg, Auge, Places et Neuveville, puis, à partir de 1905, Beauregard-Pérolles).

Premier corps de sapeurs-pompiers

La constitution officielle d’un corps de sapeurs-pompiers en ville de Fribourg date du 24 mars 1866. Le message d’introduction du Conseil communal au Conseil général de l’époque constatait: «les conditions d’une bonne organisation d’un service d’une si haute utilité pour les personnes et les propriétés ne peuvent être obtenues et assurées qu’autant que les hommes appelés à ce service y seront soumis à une discipline militaire et préparés de longue main par une instruction dans le maniement des engins et agrès qui leur sont confiés.»

En 1868, le Conseil communal s’inquiète de la fréquence des incendies ainsi que du désordre et des accidents provoqués parfois par ceux-là mêmes qui accourent au secours des sinistrés. Le 16 janvier, il décide de créer un corps de sûreté; cette troupe de 50 hommes doit procurer l’ordre sur le lieu d’incendie, organiser les chaînes et faire la garde des objets sauvés. Le 20 janvier, le commandant des pompiers lance un appel, invitant les citoyens amis de l’ordre et du bien publics, à se présenter volontairement pour former cette garde; ils ne recevront, disait l’annonce publiée dans la presse, ni uniforme, ni solde mais rendront de grands services en cas de sinistre.

En 1873 est construit le réservoir d'eau du Guintzet avec l’installation d'un réseau d’hydrantes.

En 1882, l’effectif du corps des sapeurs-pompiers fut réparti en 6 compagnies et à ce moment-là fut adoptée sa dénomination actuelle de Bataillon des sapeurs-pompiers de la Ville de Fribourg. Cette nouvelle organisation resta en vigueur jusqu’en 1918. 

Portrait d'un corps de sapeurs-pompiers, Fribourg, © Bibliothèque cantonale et universitaire Fribourg, Fonds Prosper Paul Macherel

Entrée dans le XXe siècle mécanique et automobile

Au début du XXe siècle, l’introduction des échelles mécaniques et des premières pompes automobiles entraîna de profondes modifications au niveau de la structure et de l'instruction du Bataillon. En 1900, une échelle mécanique Magirus est achetée au prix de 1966,50 fr. En 1920 c'est une autopompe pour le service en campagne qui est acquise au prix de 30'000 francs

Le 27 mars 1901, en vue de se conformer aux prescriptions du 14 février 1901 de la Société suisse d’électrotechnique et de la Société suisse des sapeurs-pompiers, le commandant Meyer fait des propositions concernant la constitution d’une section technique. Cette subdivision, d’abord indépendante, devint à partir de 1907 une subdivision rattachée au corps de sapeurs-pompiers.

Le 13 mars 1913 voit la fondation de la Société des sapeurs-pompiers de la Ville de Fribourg. Durant l'année 1923 sont mis en service des appareils téléphoniques d’alarme par groupes. 

Des hommes du Bataillon posant devant la première pompe automobile en service à Fribourg en 1921.

Le Poste de premier secours

En 1933 est créé le Poste de premier secours (PPS). Cette nouvelle subdivision assumerait, à l'avenir, le rôle de première intervention pour tous les feux de ville et de l’extérieur, remplaçant en cela les sections des compagnies de quartiers. Le PPS se trouvait dans le quartier du Bourg, à la place Notre-Dame, à l’emplacement de l’actuel Musée Gutenberg. Il était situé à côté du Dépôt N°5 du Service du feu (Espace Tinguely – Niki de Saint-Phalle aujourd’hui).

Modernisé en 1948, avec l'arrivée d'un camion Saurer, le PPS du Bourg restera le siège central des pompiers de Fribourg jusqu'en 1981.

Poste de premiers secours de Fribourg, place Notre-Dame. Photographie de Jean Mülhauser, en 1980.

Centre de renfort

En 1967, le Bataillon de Fribourg devient, avec les corps de sapeurs-pompiers de Bulle, Morat, Estavayer-le-lac, Romont et Châtel-St-Denis, un Centre de renfort (CR). Ceci après avoir été doté par l’ECAB d’un équipement lourd, en particulier un camion  tonne-pompe. L'idée des CR était, dès le milieu des années 1960, de disposer, régionalement, de moyens lourds aptes à intervenir immédiatement lors de sinistres importants dépassant les possibilités d’action et les moyens d'un corps local.

Actuellement, le canton de Fribourg dispose de 7 CR dans les localités de Fribourg, Guin, Bulle, Morat, Romont, Estavayer-le-Lac et Châtel-St-Denis.

Les CR assurent les secours de manière indépendante sur leur territoire communal et renforcent les Corps de sapeurs-pompiers communaux lors d’incendie dans le district auquel ils sont rattachés.

Ils interviennent en outre pour des missions de sauvetage routier avec désincarcération et des missions de défense contre la pollution par hydrocarbures notamment sur les autoroutes.

Trois d’entre eux sont spécialisés dans la défense chimique (Fribourg, Bulle et Morat). Celui de Fribourg assume en plus la radioprotection.

Inauguration de la caserne de l’Aurore

En 1977, le Conseil général accepte le crédit de construction d’un nouveau bâtiment pour le Service du feu dans le quartier du Jura. Le projet est imaginé par l’architecte Roger Schwab et il nécessite17 mois de travaux.

Les pompiers déménagent en grandes pompes, c'est le cas de le dire, dans leurs nouveaux locaux situés à la route de l'Aurore 4. Pour la première fois, c'est une caserne spécialement adaptée à leurs besoins qui a été inaugurée le 26 septembre 1981.

En 1998, les compagnies de quartier qui appuyaient le poste de premier secours et qui pouvaient être appelées en cas de gros sinistre en ville de Fribourg sont dissoutes et leurs effectifs sont regroupés au sein de la section «Appui» du bataillon. En 2017, les sections PPS et Appui fusionnent pour créer la section «Intervention» actuelle.

Le 6 novembre 2017, une nouvelle halle a été inaugurée à la route de l'Aurore: ce volume fonctionnel permet des interventions plus rapides des véhicules et un meilleur entreposage de tous les équipements nécessaires au bon fonctionnement de la caserne. Celle-ci n’était en effet plus tout à fait adaptée aux exigences du Secteur du feu. En raison de l'augmentation du nombre de véhicules d'intervention, une partie de ceux-ci devaient être stationnés les uns derrière les autres, ce qui impliquait parfois de devoir manœuvrer ou déplacer un véhicule pour sortir celui qui se trouvait derrière. Il a donc été décidé de construire une halle en annexe au bâtiment actuel des pompiers.

Dans une seconde étape, cette halle des pompiers sera surélevée de 6 niveaux. L'objectif est de réaliser un bâtiment administratif - BATPOL - pour y loger les Services communaux de la police locale, de la mobilité et de l'informatique. De plus, il offrira 2 étages de bureaux destinés à la location. Il permettra ainsi de répondre aux besoins en locaux et de réunir sur un même site l’ensemble des secteurs de la même Direction.

La collaboration intercommunale 

Le service du feu suit les développements sociaux, démographiques, urbanistiques, économiques et politiques des commune et du canton de Fribourg. C'est pourquoi, au fil du temps, les ententes intercommunales en matière de défense-incendie se développent naturellement.

Ainsi, la convention du 18 décembre 1996 relative à la collaboration intercommunale en matière de défense-incendie  institue une Conférence intercommunale des services du feu du Grand-Fribourg. Cette entente peut amener les membres à intervenir dans une commune du Grand-Fribourg sur la base d'une entraide gratuite et réciproque entre les communes d'Autafond, Belfaux, Chésopelloz, La Corbaz, Corminboeuf, Fribourg, Givisiez, Granges-Paccot, Lossy-Formangueires, Marly, Pierrafortscha, Villars-sur-Glâne et Villarsel-sur-Marly. 

Le 7 mai 2010, les communes de Grolley et Ponthaux adhèrent à leur tour à cette convention.

Le 4 décembre 2017, le corps des sapeurs-pompiers de Givisiez est repris par le Bataillon de Fribourg. 

Le 20 décembre 2018, les communes d'Avry, Matran et Neyruz adhèrent également à la convention intercommunale de 1996.

Le 1er janvier 2020, le corps des sapeurs-pompiers de Marly devient une Compagnie qui est rattachée au Bataillon de Fribourg.

Conclusion

Cette  brève incursion dans le passé permet de mieux mesurer le chemin parcouru par le Service du feu en ville de Fribourg, tout comme d’apprécier l’esprit de dévouement qui animait déjà les sapeurs-pompiers aux siècles précédents. Cet esprit perdure à travers les changements. L'organisation, l'équipement, les véhicules et le matériel des sapeurs-pompiers ont été sans cesse adaptés aux nécessités du moment et aux exigences de la vie moderne et des risques nouveaux engendrés par notre civilisation de consommation.

Une poignée de passionnés perpétue l'histoire des sapeurs pompiers de Fribourg en faisant vivre Le Galetas, un ancien garage à pompes où est exposé du matériel utilisé par les pompiers de Fribourg durant leur histoire.

Rapports d'activité

En 2019, le Bataillon des sapeurs-pompiers de la Ville de Fribourg est intervenu à 399 reprises (voir graphique ci-dessous):

Rapport 2019 / Rapport 2018 / Rapport 2017 / Rapport 2016 / Rapport 2015 / Rapport 2014 / Rapport 2013 / Rapport 2012 / Rapport 2011 / Rapport 2010 / Rapport 2009 / Rapport 2008 / Rapport 2007 / Rapport 2006

Liens
Ville de Fribourg
Canton de Fribourg
Recrutement intercantonal
Centres de renfort (CR) par districts
Corps de sapeurs-pompiers intercommunaux (CSPi)
  • CSME (Le Mouret, Bonnefontaine, Montécu, Essert, Ferpicloz, Montevraz, Oberried, Praroman, Zénauva)
  • Fribourg (avec Givisiez)
  • Gibloux (Farvagny, Rossens, Grenilles, Vuisternens-en-Ogoz, Corpataux-Magnedens)
  • Granges-Paccot (CSP)
  • MAN  (Matran, Avry, Neyruz)
  • Marly
  • NPC (Noréaz, Prez-vers-Noréaz, Corserey)
  • Petite Sarine (Arconciel, EpendesSâles, Senèdes, Le Pratzet, Treyvaux)
  • Sarine Nord (Belfaux, Grolley, Autafond, Cutterwil, La Corbaz, Cormagens, Lossy-Formangueire, Ponthaux, La Sonnaz)
  • Sarine Ouest (Chénens, Autigny, Cottens, La Brillaz)
  • Villars-sur-Glâne
Suisse
Etranger